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L’immobilier biarrot se porte bien. Le climat et la proximité de l’océan continuent à attirer une clientèle aisée.
Et si les prix ont effectivement baissé, certains biens sont encore très loin d’être abordables.
La plage des rois a bien surfé sur la crise. « Biarritz, c’est comme une marque »
Une marque qui ne se démode visiblement pas puisque, en dépit du reflux de la clientèle étrangère - espagnole et britannique en tête - le marché biarrot n’a connu qu’un ajustement minime en termes de prix, de l’ordre de 5 à 10 % en moyenne depuis la fin 2008.
Entre 3 000 et 11 000 euros du m²
Sans surprise, ce sont les biens d’exception qui ont le mieux résisté. Les appartements avec vue sur l’océan s’échangent entre 6 000 et 10 000 euros du mètre carré, maintenant comme avant la crise.
Mais pour un appartement avenue de l’Impératrice, à deux pas de l’hôtel Miramar, il vous faudra monter jusqu’à 11 000 euros – si vous avez la chance d’en dégoter un.
Un peu plus abordables mais pas à la portée de toutes les bourses pour autant, les logements du centre-ville, du quartier Saint-Charles, ou près du golf, se négocient à 5 000 ou 5 500 euros du mètre carré, « dès lors qu’ils sont bien rénovés.
Pour un appartement « plus classique », comptez entre 3 800 et 4 500 euros, « en fonction de la localisation exacte et des prestations de chaque bien ».
Un peu plus loin du centre, dans les quartiers de La Négresse et de Saint-Martin, par exemple, les prix peuvent descendre autour de 3 000 euros du mètre carré, soit un prix comparable à ceux pratiqués à Anglet, la ville voisine.
Il est difficile de parler de moyenne, certains biens ont pu perdre jusqu’à 25 %, d’autres n’ont pas bougé.

Ville de vacances

Avec une telle fourchette de prix, Biarritz attire plusieurs types d’acheteurs, même si elle ne fait pas défaut à sa réputation de ville de vacances.
Environ 50 % de nos clients sont à la recherche d’une résidence secondaire.
La situation ne date pas d’hier puisque la moitié seulement des propriétaires d’un logement dans la ville l’habitent à l’année.
On s’en doute, l’acheteur biarrot est aisé, et les transactions sont souvent signées sans condition suspensive de prêt.
Une grande partie des gens qui poussent la porte de l’agence sont retraités et plus de 30 % d’entre eux exercent des professions libérales.
Même s’ils sont minoritaires, les primo-accédants existent, et ils se reportent généralement sur les biens des quartiers périphériques, quand ils n’optent pas pour un logement à Anglet ou Bayonne, plus abordables et mieux fournies en logements neufs.

Pénurie d’offre ?

Pas d’inquiétude du côté de la demande, donc ; quelques doutes néanmoins sur le front de l’offre.
Beaucoup de propriétaires n’ayant pas besoin de vendre pour acheter un nouveau logement, un nombre important d’entre eux préfère attendre avant de mettre son bien sur le marché.
Un « début de pénurie de biens », qui pourrait donc tirer les prix vers le haut.
Si elle ne semble pas à même de gripper le marché, cette situation pourrait, à terme, rendre la situation des agents immobiliers locaux plus difficile.
On recense en effet plus de cent agences à Biarritz qui se battent déjà pour les biens. Une réduction de l’offre rendrait leur métier encore plus sportif !

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